Le cheval Equi-Wild

En août 2016, ma vie a croisé celle de Ganesh qui est devenu le premier cheval Equi-Wild. Après 4 années d’études et d’observations, ma thèse est validée par la faculté de Genève. Aujourd’hui, je suis Naturopathe Équin et j’aide aussi les chevaux et leurs propriétaires grâce à l’approche Equi-Wild. Je présente cette nouvelle pratique…

Le cheval Equi-Wild

Nous sommes en juillet 2020 et j’écris sur le cheval Equi-Wild si facilement que je m’en étonne moi-même. Car avant de toucher Ganesh, j’ai vécu une belle aventure.

Le cheval Equi-Wild : le grand défi

L’Oasis accueille en 2020 trois chevaux nés “sauvages” qui auraient été abattus sans notre intervention. J’ai récupéré les deux premiers en août 2016 mais pour moi, c’était un énorme défi car à cette époque, je n’ai écouté que mon cœur.  Ma raison me conseillait de laisser tomber car je ne connaissais pas grand chose des chevaux, même si Ganesh me guidait.

Je suis restée dans les prairies pour les regarder évoluer. Au fil des jours, je comprenais leurs règles de vie, la hiérarchie du troupeau et j’ai commencé à faire partie de leur environnement. Mais je restais à ma place sans pouvoir approcher ces chevaux si fiers.

Ganesh et Gaya

Je me rappelle la toute première fois où Ganesh a accepté que je lui touche le bout du museau. J’étais encore bien loin de lui passer un licol pour le séparer de son troupeau. Quand à Gaya, elle était très jeune et craintive. J’avais improvisé un rond de longe avec quelques piquets et du fil de clôture.

Finalement, au mois d’octobre 2016, j’ai enfin réussi à faire un petit tour en compagnie de Ganesh au bout de sa longe mais il ne s’éloignait pas du troupeau. Je n’avais pas de terrain pour lui, ni pour Gaya et bien sûr, ils n’avaient aucun papiers.

Le centre équestre

J’ai fait l’expérience du Centre équestre parce que j’étais convaincue que j’allais beaucoup apprendre, autant sur le cheval que sur la pratique de l’équitation. Les chevaux ont connu quelques mois de pension dans un paddock étroit qui n’était jamais nettoyé. Quand à moi, j’ai atteint un record de chutes, je me suis bousillé le dos et après avoir dépensé une petite fortune, je n’étais qu’un poids pour les équidés.

C’est à cette période que j’ai réalisé que je ne voulais pas que Ganesh subisse un débourrage à la cravache et que la forêt était beaucoup plus attrayante qu’une carrière de club. J’ai loué deux petits prés et je suis partie à l’aventure.

De Rennes à Genève

La faculté de Rennes proposait un DU d’éthologie du cheval et c’est dans ce cursus que je me suis orientée. Mais j’ai par la suite rencontrée Nathalie qui s’est intéressée à mon travail et qui a dirigée ma thèse de Doctorat. En parallèle à mon travail de recherche, j’ai appris avec elle la naturopathie équine.

J’ai eu la chance de découvrir une approche du cheval particulièrement respectueuse en Suisse où j’ai développé et présenté l’Equi-Wild.

Epona : le cheval Equi-Wild

En août 2019, une pouliche est en danger de mort, encore une fois. Epona est un cheval très différent mais je décide de tout faire pour la sauver. En juillet 2020, elle vit tranquillement avec Ganesh et Gaya. Elle a commencé les sorties en liberté dès qu’elle a accepté le licol et que la marche en longe a été possible.

Le cheval Equi-Wild n’a ni mors, ni fer et il vit au pré toute l’année. Ce cheval fait deux sorties en pleine nature chaque semaine pour se nourrir et conserver ses instincts naturels. La marche favorise la communication et le cheval apprend peu à peu les demandes.

Au fil du temps, le plus jeune porte simplement les sacoches mais reste libre de suivre Ganesh. Quand le cheval est prêt, je pose simplement sa selle et il accepte son cavalier. Tout passe par la communication, la complicité, l’amour avec beaucoup d’observation.